Une enquête archéologique palpitante....

Publié le par ERIC

lp 486La Parole perdue. LENOIR Frédéric et CABESOS Violette

Paris. Albin Michel. 2011.537 p.

(LP 486)

Présentation de l’éditeur :

La basilique de Vézelay : une des plus anciennes églises dédiées à Marie-Madeleine, la pécheresse des Evangiles. Dans ce haut lieu de la chrétienté, Johanna, archéologue médiéviste, tente d’établir la vérité sur les origines controversées du culte de la sainte. Mais la sérénité de la jeune femme est rapidement troublée par une série de meurtres sur le chantier d’un de ses collègues à Pompéi et l’étrange maladie de sa petite fille, qui semble inexplicablement liée à ces crimes. Prête à tout pour la sauver, Johanna se lance alors dans une enquête périlleuse, dont la clé pourrait bien être l’un des plus grands secrets de l’humanité : la mystérieuse phrase tracée par Jésus sur le sable aux pieds de la femme adultère, la seule qu’il ait jamais écrite.

Dans la lignée de leur précédent succès, La Promesse de l’ange, Violette Cabesos et Frédéric Lenoir nous entrainent dans un formidable thriller historique et métaphysique, éblouissant d’érudition, un jeu de piste archéologique où premiers temps de la chrétienté, Moyen-âge et temps présents se retrouvent confrontés à l’énigme de la parole divine.

 

Mon avis (Juillet 2011) :

 

Après la Promesse de l’Ange, le couple nous entraine à nouveau à la suite de Johanna, que l’on retrouve après son périple au Mont Saint Michel. Une enquête archéologique nous entraine à la découverte des secrets de Pompéi, alors qu’une enfant se meurt à Vézelay. Le récit navigue entre les deux, en nous entraînant aussi dans le passé, que ce soit dans les pas de frère Roman, inconsolable, ou dans l’intimité d’une jeune chrétienne, quelques heures avant la catastrophe de Pompéi.

On ne peut guère en dire plus, sous peine de vous priver d’un des nombreux charmes de ce roman. L’érudition y est présente de bout en bout, et on s’instruit en se passionnant pour l’existence de chacun des personnages. Ces derniers sont nombreux, dont quelques-uns récurrents dans l’œuvre des deux auteurs. Le récit reste énergique, tout en décrivant précisément lieux et personnages, et les auteurs réussissent à rythmer la narration. Les scènes descriptives succèdent aux scènes d’actions, et ils se plaisent à nous conter par le détail les périodes et les lieux traversés.

On retrouve le charme et l’attrait de leur premier roman, et on pourra regretter le rattachement aussi fort, qui y est fait. Il sera difficile – voire impossible – de dévorer ce roman sans avoir lu La Promesse de l’Ange ; Même si il ne s’agit pas à proprement parler d’une suite, certaines explications demeurent incompréhensibles dès lors que l’on a pas suivi les aventures de Johanna au Mont Saint Michel (Que dire de Simon ? Mais ne gâchons pas votre plaisir …)

La longue absence de Johanna (6 ans entre les deux opus) n’entame pas notre enthousiasmes, et le talent tant dans le style, que sur le fond, reste toujours aussi efficace. Bref, un véritable coup de cœur….

Pour les lecteurs, merci de me contacter par MP, pour évoquer l’Homme au chapeau…)

Publié dans Livres : Romans

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