Le mécénat culturel : le principe et les actions

Publié le par ERIC REDACTION

Strictement défini et limité par différents textes de loi, le mécénat culturel apparait être un moyen pour aider au renouveau (ou tout du moins au maintien) de la vivacité de la culture française. De son côté, le mécène aide à la concrétisation d’un projet, tout en tirant néanmoins un crédit d’image de l’opération.

Le mécénat culturel

Le mécénat culturel a été défini par l’arrêté du 6 janvier 1989 comme étant le "soutien matériel apporté, sans contrepartie directe de la part du bénéficiaire, à une œuvre ou à une personne pour l’exercice d’activités présentant un intérêt général". Ainsi, le mécène donne sans attendre aucune compensation (si ce n’est pour une déduction fiscale sous certaines conditions). Les textes de loi (et notamment la loi sur le mécénat) ont donc clairement et distinctement opposé le mécénat avec le parrainage (plus connu sous le terme anglais de sponsoring). La loi du 1er aout 2003, dite loi Aillagon, relatif au mécénat, aux associations et aux fondations a permis d’accroitre encore l’attractivité de ce processus.

Des bénéfices choisis

Le donateur (le mécène) ne recevra donc rien en échange de son don (en numéraire, en nature et/ou en compétences), si ce n’est une déduction fiscale si le bénéficiaire répond à un minimum de conditions. Ainsi, le bénéficiaire doit se caractériser par sa recherche de l’intérêt général. Pour vérifier cet état de fait, son activité ne sera pas lucrative, et la gestion de celle-ci sera désintéressée. Enfin, l’œuvre ou l’action, ainsi soutenue, ne devra pas se limiter à quelques individus, mais profiter au plus grand nombre. Ces conditions ouvriront donc droit au mécène à une déduction fiscale, qui peut susciter le passage à l’acte.

Une aide efficace à la culture

Si les déductions fiscales peuvent susciter le mécénat, il reste utile de noter que les entreprises, s’y engageant, agissent en fonction d’une véritable politique d’entreprise. Ainsi, le groupe Vinci est devenu un mécène de la restauration de la galerie des Glaces du château de Versailles. Ce mécénat est une valorisation des compétences du groupe, puisque le savoir-faire des filiales du groupe sert à cette restauration. Pour pratiquer le mécénat, le groupe Vinci a donc monopolisé ses collaborateurs pour aider efficacement à cette restauration, mais aussi dans le but de conforter l’image positive du groupe.

Galerie des Glaces, Versailles

Publié dans Patrimoine

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