Des nouvelles bien tristounettes pour Stephen King

Publié le par ERIC

tout est fatal

TOUT EST FATAL. 2002. KING, Stephen. Traduit par DESMOND, William Olivier.

Paris. 2003. ALBIN MICHEL. 524 p.

(LP 352)

Présentation de l’Editeur :

Ca vous dirait de vivre votre propre autopsie ? De rencontrer le Diale ? De vous suicider de désespoir dans les plaines enneigées du Minnesota ? De fuir la police en compagnie de Dillinger ? De devenir assassin via Internet ou de trouver la petite pièce porte – bonheur qui vous fera décrocher le jackpot ?

Alors laissez-vous guider par Stephen KING.

Mon avis (Février 2011)

Stephen KING nous livre ici un nouveau recueil de nouvelles – 14 récits en tout, avec en prime une introduction de l’auteur « savoureuse » à découvrir - , dont il fut, à une époque, plus que  prolifique. Je me souviens notamment des  deux recueils (MINUIT 2 et MINUIT 4) , que j’avais apprécié.

La nouvelle est un genre difficile, admettons le et Stephen KING s’en sortait, pas trop mal, à mes yeux. Cet opus, à l’inverse, m’a fortement déçu. Certes, l’auteur a eu l’intelligence de placer (à la fin ou au début de chaque nouvelle) un petit texte explicatif.  Si il peut être agréable de passer d’une histoire à l’autre, la radicale diversité du type de récit est ici déconcertante.

Songeant à reprendre des idées classiques du genre (être enterré vivant, par exemple), Stephen KING, avec un style qui lui est propre, reste concis mais n’arrive pas sur une cinquantaine ou soixantaine de pages à nous maintenir en haleine. Epuré, le vocabulaire m’apparait plus que limité et je n’ai pas le souvenir de ce minimalisme à l’évocation de ma découverte de ce que je devais considérer comme de grands romanes : MISERY.

D’autre part, et sans condamner Stephen KING et ses acolytes – il est impressionnant de voir les titres similaires, fleurissant semaine après semaine - , un autre aspect me heurte : la « vulgarité » - le terme est un peu fort, j’en conviens – qui se dégage de cette écriture, sans que cela se révèle être nécessaire.

Je ne sais pas si ma déception provient du fait, que plus jeune j’adorais me plonger dans les histoires du « maître du genre » , ou si Stephen KING a vraiment mal « vieilli ».

Déçu donc,  je vous conseille néanmoins la lecture d’une nouvelle : Petite chansseuse

 

 

Publié dans Livres : Nouvelles

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